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Massy

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Fraternité SCJ MASSY

(Essonne)

 

De 1990 à 2010, la fraternité était implantée sur deux villes distantes d’une douzaine de kms et constituées en grande partie de grands ensembles cosmopolites : Les ULIS et MASSY. Nous l’appelions : Fraternité Les ULIS-MASSY.

Le décès du Père Moïse HECQUET en septembre 2009 nous a amenés à nous regrouper à MASSY. La communauté est constituée aujourd’hui de trois personnes : deux religieux SCJ, Joseph DUQUET et Bernard MASSERA et d’un prêtre ouvrier, Jean-Claude AUGUIN, diocésain, membre de la fraternité depuis sa fondation aux ULIS en 1975.

Riche aujourd’hui d’une histoire de 35 années de présence missionnaire en monde ouvrier et populaire, la fraternité est donc envoyée par la province et le diocèse d’Evry en Essonne pour y porter le témoignage de l’amour de Dieu et de l’amour du Christ selon le charisme du Père DEHON.

Notre mission, nous la vivons d’abord comme une présence, une présence que nous cherchons à vivre dans la continuation de l’Incarnation du Christ. Par là, nous voulons témoigner que Dieu fait de tous, de nous, des frères, des fils de Dieu ; nous voulons témoigner qu’ils ne sont pas seuls, que nous ne sommes pas seuls, que le Christ envoie son Esprit dans le cœur des hommes qui les appelle à faire un monde nouveau.

Concrètement, nous vivons le plus possible la vie, les conditions, les engagements des hommes, des femmes, des familles de ce milieu, partageant leurs joies, leurs peines, leurs aspirations, leurs luttes…
Jean-Claude, Bernard, présents au monde du travail, aujourd’hui en retraite, poursuivent l’action avec et auprès des travailleurs, au sein de leurs organisations. Jean-Claude est avec les travailleurs sans-papiers pour la reconnaissance de leurs droits et la régularisation de leur situation. Bernard a conservé sa responsabilité syndicale de défenseur et de conseiller des travailleurs pour le respect de leurs droits.
Présents aussi par l’habitat en cité populaire de banlieue où vivent des familles, des travailleurs, des chômeurs, des jeunes, très majoritairement issus de l’immigration, souvent sans emploi, victimes du regard et du rejet de la société… Lieux de bouillonnements de vie, de rencontres de multiples cultures et religions… Avec eux, nous participons à la vie associative pour l’amélioration du vivre ensemble, des conditions de vie et pour la défense des droits de tous …

Présents aussi auprès des populations les plus démunies, les plus exclues… depuis quelques années avec les Roms venus principalement de Roumanie mais également avec les sans papiers et les travailleurs aux statuts des plus précaires.

Ces présences nous les vivons sans ostentation, au quotidien et dans la durée. Nous les vivons en Eglise diocésaine, particulièrement au sein de la mission ouvrière avec les prêtres ouvriers, les prêtres en GREPO (groupe de recherche en pastorale ouvrière), avec les religieuses(eux) dans une même démarche de proximité, dans l’accompagnement des mouvements en monde ouvrier : ACO(Action Catholique Ouvrière), JOC (Jeunesse ouvrière Chrétienne), ACE (Action Catholique des Enfants), en participant à l’action, à l’animation de différents services, groupes de partage de Vie et de Parole…

Par ces présences, dans un monde souvent bien difficile, marqué par la division, l’exclusion, la haine, le rejet, le mal sous de multiples aspects, nous voulons être des témoins.

Témoins dans la vie quotidienne des gens, de gestes, de manifestations d’amitié, d’amour, de solidarité, d’engagement, de dignité… que nous apprenons à regarder et à relire comme autant de signes de la présence et de l’action de l’Esprit dans leur vie…

Témoins des efforts et des luttes de beaucoup pour changer, transformer, rendre meilleur, plus juste, plus fraternel, le monde dans lequel nous vivons,

Témoins d’engagements très divers, politiques, syndicaux, associatifs, personnels ou collectifs, engagements forts ou limités, sans exclure les rivalités et les oppositions…

Témoins et engagés nous-mêmes avec d’autres au cœur de cette vie, par l’accueil, la rencontre, le partage, l’accompagnement, le soutien…nous participons à la venue d’un monde nouveau et nous faisons apparaître l’évangile, la Bonne Nouvelle

« Ils vivaient dans l’ombre              Ils sont venus à la lumière »
« Ils vivaient cachés                     Ils sont sortis au grand jour »
« Ils avaient peur                          Ils sont entrés dans la lutte »
« Ils courbaient le dos                              Ils ont relevé la tête »
« Ils étaient esclaves         Ils sont devenus des hommes libres »
« Ils n’osaient pas parler                          Ils ont pris la parole »
« Ils étaient comme morts            Ils sont devenus des vivants »
 

 

Témoins et acteurs nous accueillons tout cela à la lumière de l’évangile. Nous le prions et le célébrons.


Nous le célébrons en rendant grâce d’une Bonne Nouvelle accueillie :

Dans les cités des Ulis et de Massy, nombreux sont ceux qui nous reconnaissent et disent être heureux de notre présence.

Pour eux, notre communauté est notre famille : nous sommes reconnus comme des frères. Ils nous demandent des nouvelles des uns et des autres : la fraternité que nous vivons devient signe et participe à la fraternité qu’ils construisent aussi.

Ils disent la place que nous avons avec eux, auprès d’eux, pour eux, dans l’engagement, dans l’action, dans la durée, dans nos prises de position, dans les choix d’un monde à construire.

Nous sommes heureux d’être avec eux, de soutenir, de permettre la rencontre, d’établir des liens, d’accueillir leur démarche, de « voir leur foi » comme Jésus dans l’évangile.

Ces vies, ces partages, ces engagements nourrissent notre prière. Ils sont le pain et le vin de nos eucharisties. Ils sont le Verbe fait chair, aujourd’hui !

 

 

Voir aussi les Récits de vie des Fraternités en classe ouvrière