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In memoriam P. Luc Caese et P. Victor Gilson

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In memoriam P. Luc Caese et P. Victor Gilson

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En souvenir de nos chers confrères décédés

 

P. Victor Gilson SCJ, décédé le 25 décembre 2013, à Hobscheid (Luxembourg)

né le 29 janvier 1928

première profession religieuse, le 17 octobre 1951

ordination sacerdotale, le 14 juillet 1957

*  *  *  *  * 

 

 

 

P. Luc (Lucien) Caese SCJ, décédé le 17 décembre 2013 à Lustin (Belgique)

né le 19 février 1924

prémière profession religieuse, le 17 ocrtobre 1951

ordination sacerdotale, le 14 juillet 1957

 

 

Homélie prononcée par le Père Gaston Pirotte,

pour les funérailles du Père Luc Caese,

lundi 23 décembre 2013 

  

Frères et sœurs, chers confrères,

Pour les textes de cette messe, j'ai choisi les textes et prières de la fête de la petite sainte que Luc aimait beaucoup: Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, tout d'abord parce que sa petite sœur, décédée très jeune, s'appelait Thérèse, mais la dévotion de Luc s'accommodait très bien avec la simplicité qu'il a toujours manifestée dans sa propre vie.

 Luc était né à Lodelinsart le 19 février 1924, d'un Père flamand, travailleur au dépôt SNCF de Charleroi et d'une mère wallonne, double appartenance à laquelle il n'a jamais renoncé.  Son véritable prénom de baptême est Lucien, mais, depuis son enfance, on l'appelait du diminutif de Luc.

Il fit son école primaire chez les Frères de la Charité à Charleroi-Nord, (De broeders van Liefde) ce qui le conduisit à entrer dans cette congrégation dès la fin de ses primaires.  Il y apprit à être garde-malade.  Mais il y ressentit aussi l'appel à devenir prêtre et, rentré dans sa famille à Lodelinsart, il y fut contacté par un de nos Pères, le Père Spoo.  Luc me confia un jour que c'était la photo de note père fondateur, le Père Dehon, avec son sourire bienveillant, qui l'avait décidé.

Mais, déjà âgé, il dut passer par l'école de Burnot où, durant quelques années, il apprit le latin avant d'entrer au noviciat de Loppem où le Père Marcel Denis devint son maître à penser et sa référence définitive pour tout ce qui concernait la vie religieuse. 

Il fit sa première profession religieuse de Prêtre du Sacré-Cœur en la fête de sainte Marguerite-Marie, le 17 octobre 1951 puis partit étudier la philosophie à Leuven.  C'est là, qu'après mon service militaire, je le rejoignis pour commencer les études de théologie en la faculté St Albert des Jésuites d'Eegenhoven. A une demi-heure à pied de notre scolasticat, une demi-heure de retour, l'estomac dans les talons, puis étude.

Tous les cours en latin, lui qui avait l'habitude de se présenter comme une "vocation tardive"! !!! Combien de fois m'a-t-il demandé de l'aider à comprendre les syllabus des sciences théologiques, difficulté qu'il finit par surmonter et enfin il fut ordonné, en même temps que moi, par Monseigneur Van Waeyenbergh, recteur magnifique de l'Université de Louvain, le 14 juillet 1957.

Après une 5ème année de théologie pastorale, il fut nommé professeur de Flamand à Burnot, mais très vite, il fut contacté par Mgr Samain, évêque auxiliaire de Tournai pour remplir le poste de vicaire dominical à Farciennes, et, quelques années plus tard de vicaire définitif à Marchienne-Docherie, la banlieue de Charleroi.  Il y fit merveille en s'occupant et en développement le Patro des filles qui devint un des Patros les plus florissants de la région.

A ce moment, j'étais vicaire à Charleroi-Broucheterre et chargé par le Doyen de Charleroi de l'animation des écoles de filles (le Home Notre-Dame et St André),  ce qui me demandait d'animer une bonne vingtaine de retraites par ans.  Je fis appel à Luc pour m'aider et il s'en tira très honorablement.  Durant une assemblée provinciale tenue à Clairefontaine, il fit rire tous les participants en déclarant : "J'ai plus de 1000 filles sur les bras" Je crois que ce furent les années les plus heureuses de sa vie de Prêtre.

Dans le diocèse de Tournai, nous avions déjà 2 confrères curés, le Père Louis Cassart à Quévy et le Père Jules Maloteau à Flénu.  L'idée du Père Provincial de l'époque, le Père Raths, c'était – à partir de ce fait,  de former une petite communauté régionale. En accord avec Mgr Jean Huart, évêque de Tournai, je devins curé de Ghlin près de Mons et Luc, curé de Wasmuel.  Cette petite communauté de 4  ne survécut pas à la mort du Père Louis Cassart suivie de près par celle de Jules Maloteau.

Le travail de Luc dans sa paroisse fut considérable, Mr le Président de la Fabrique d'Eglise l'a rappelé au début de cette célébration en soulignant qu'il réorganisa la catéchèse des enfants, qu'il fit découvrir, dans ses homélies la profondeur des textes évangéliques et, chose donc Luc était particulièrement fier en tant que musicien, il récolta des fonds importants pour réparer les belles orgues romantiques de son église.

Quand vint le temps de sa pension, Luc vint de lui-même s'installer à Burnot, puis à cause de sa maladie, il fut placé au Home St Thomas de Villeneuve, à Lustin.

Je me dois de dire ici un grand merci à Madame Bouchat, directrice du home qui soin de lui lors de sa longue maladie et qui le veilla dans ses derniers moments: "Luc, m'a-elle dit, a encore ouvert les yeux, m'a reconnue et les a refermés définitivement"

Un grand merci également à Madame Martine Daussogne secrétaire de notre ASBL N-D de la Miséricorde à Burnot qui l'a visité très régulièrement lui portant vêtements et douceurs

Voilà, frères et sœurs, un tout petit tour d'horizon de celui dont nous célébrons aujourd'hui les funérailles. Mais je voudrais souligner que tout ce qu'il accomplit dans sa vie, ce fut toujours dans la discrétion, dans l'amour du vrai contact avec les personnes rencontrées, dans une humilité digne du St Curé d'Ars dont il avait fait son patron dès le noviciat.

Il est maintenant parti rejoindre ses parents et ses 2 sœurs, Thérèse et Solange au paradis et je suis sûr que l'Enfant Jésus de Noël va le recevoir avec joie.  Le Père Dehon, notre fondateur, lui sourit déjà en l'accueillant auprès de lui.

Rappelons-nous aussi la belle prophétie d'Isaïe dans la première lecture: « De même qu'une mère console son enfant, moi-même je vous consolerai: dans la Jérusalem céleste vous serez consolés. »Amen