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Jour anniversaire de la naissance du Père Léon Dehon

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Jour anniversaire de la naissance du Père Léon Dehon

Le 14 mars, c'est le jour anniversaire du Fondateur des Prêtres du Sacré-Coeur de Jésus, le Père Léon Dehon.

Chaque année, le Supérieur Général adresse un message à la congrégation. Voici sa Lettre ainsi qu'un texte sur la vocation laïque. 

 

 

 

 

 

 

 


Lettre du 14 mars: l’anniversaire de la naissance du P. Dehon 

Chers Confrères,

Le 14 mars est un jour où nous commémorons non seulement la naissance du Fondateur, Léon Dehon, mais aussi la naissance de notre vocation. Ce faisant, nous prions pour que cette vocation vive dans les autres, et nous sommes rappelés à aider les autres – à partir de toutes les conditions de vie, dans des nombreux endroits où nous rendons service – à trouver la vocation qui est vivante au sein d’eux.

Pour nous, le 14 mars est notre jour de vocation.

Pour beaucoup de visiteurs à Rome, une partie de leur pèlerinage programme un arrêt à l’église Saint Louis de France. Elle est connue pour trois tableaux de Caravaggio. Dans son entretien avec Antonio Spadaro, le Pape François a fait mention de plus célèbre de trois tableaux: La vocation de Saint Matthieu. Pour celui qui ne connaît pas le tableau, Matthieu et ses assistants sont assis autour de la table de publicain comptant l’argent. À la porte d’entrée se tiennent Pierre et Jésus. Derrière eux il y a une lumière qui tombe sur Matthieu et sur ce qu’il faisait. Le regard de Matthieu, aussi bien que celui de ses deux plus jeunes compagnons assis à table se fixe sur Jésus. Jésus pointe son doigt en direction de Matthieu et ce dernier, dans l’incrédulité, dirige son propre doigt vers sa poitrine avec une question évidente: «Qui? Moi? » Matthieu est entrainé vers la lumière. C’était son avenir.

On dit, parfois, que les appels sont importuns, même violents. Rien de cela n’est évident sur le tableau. Jésus pointe Matthieu, mais en regardant la main pointée on voit l’index non pas droit et impérieux, mais tourné vers le bas, très similaire au doigt du Créateur dans le tableau de la Création d’Adam de Michel-Ange à la Chapelle Sixtine. Le doigt interroge Matthieu. Matthieu est présenté avec une énigme qui se remarque clairement sur son visage. «Oui, même toi Matthieu, avec une table d’argent de taxe sale devant toi. Oui, toi ! Viens, suis-moi ». Le texte de l’Évangile, il n’y a aucune hésitation: « Et il se leva et le suivit.» (Mt. 9.9)

Nous, qui avons expérimenté cela, connaissons la sensation de l’appel. La notion de vocation ou d’appel n’a trouvé d’intérêt pas seulement parmi les religieux, mais aussi parmi des philosophes. Il y a une sphère assez large de la littérature qui a étudié la phénoménologie de l’appel: que se passe-t-il quand quelqu’un est «appelé». Ces réflexions vont au cœur de ce qui arrive dans l’existence humaine lorsqu’elle est confrontée avec l’appel. Il n’y a pas de voix claire – rien qui identifie celui qui appelle. L’auteur de l’appel reste anonyme, indéfinissable. Je ne peux pas le contrôler. Cela ne vient pas de moi. Cela vient d’autre part – peut-être, de quelque chose de beau – et je le sais très important, car déterminant pour la vie. Le philosophe juif Levinas a nommé cela  «une provocation de Dieu[1]». Ça me provoque à donner une certaine direction à ma vie.

Comme avec l’appel de Jésus à ses disciples, un appel pousse une personne à quitter sa propre « maison», à se lever du canapé. Le philosophe français Jean-Louis Chrétien dit qu’être appelé c’est être «exigé». Il y a une certaine urgence liée à l’appel, un sentiment d’«exigence» à prendre une certaine direction dans la vie. En suivant le premier moment de la vie du P. Léon Dehon, on peut lire concernant le trouble causé par sa vocation : «J’étais toujours si préoccupé de ma vocation religieuse… ». Il a écrit cela en 1875 (NHV XI, 152). Il parlait de ce qu’il percevait les « procès de Dieu dans ma vie. » (NQ XLIV 30), de ses « souffrances » (NHV XI, 177). Beaucoup parmi nous ont connu cet ardent désir intérieur, ont écouté son appel et ont cherché à le suivre là où il nous conduit. Notre vocation est devenue notre mission. L’appel nous a également poussés à la recherche de son Auteur, pour nous lier d'amitié avec l'origine d’où est venu l'appel. Cela a été notre vie.

Au jour du 14 mars nous rappelons cette recherche et son dénouement. Nous avons besoin de nous reporter, de temps en temps, à notre propre expérience de l’appel vocationnel.  Qu’est-ce qui s’est passé en moi? Qu’est-ce qui m’est exigé? Où m’a-t-il amené? Pour Dehon son appel était clair depuis l’âge de douze ans. Il n’a jamais douté de cela. Nous ne pourrions pas avoir fait l'expérience d'une manière droite – peut-être seulement un appel constamment oscillant pour être vrai. Célébrons cela le 14 mars. P. Dehon l’a décrit comme un voyage de foi avec l’amour de Dieu.

Ce jour nous invite également à parler aux autres concernant leur vocation; comment elle est vécue dans la vie des autres? Une vocation est très individuelle, mais aussi un partage d’expérience. Nous pourrions mieux comprendre et apprécier notre propre vocation en la partageant avec les autres,  et en écoutant leur histoire.

En 1914 à table le P. Dehon demanda à un jeune pourquoi il voulait devenir prêtre. Il répondit au fondateur « Saint Jean était l’apôtre qui aimait, alors aimer le Seigneur, c’est là le fondement de la vocation ». (Position II, 408) L’amour est un lieu pour démarrer. Pour Dehon, sans l’amour nous ne pouvons rien faire. Et ainsi portons-le dans nos prières quand nous parlons avec celui qui, en premier, nous a appelés. C’est probablement le plus important appel ou la plus importante invitation de ma vie.

 

In Corde Jesu 

P. José Ornelas Carvalho, scj

Supérieur Général

et son Conseil
14 Mars 2014 

 

 


Le Diversité des Vocations dans le même Charisme

 

Le mois de mars est particulièrement significatif pour les fils spirituels du P. Dehon, parce que nous commémorons, parmi tant d’autres événements significatifs, la date de la naissance du P. Dehon (14 mars 1843, à La Capelle), ainsi que le jour de son baptême (24 mars 1843, avec le nom de Léon Gustave, nom tant voulu par sa mère). Ces deux dates (naissance et baptême) nous interpellent par rapport au thème que nous voulons proposer à votre réflexion et votre prière: le P. Dehon et les laïcs.

Pour la fête du Sacré-Cœur de Jésus, notre message se penchera sur la réalité de la Famille Dehonienne.

 

1. Les laïcs

Avant la lettre aux Corinthiens de St Clément de Rome, il n’existait pas dans la littérature chrétienne, y compris le Nouveau Testament,  une référence aux laïcs ou au laïcat. Le Nouveau Testament nous parle d’un peuple saint mis à part (kleros; cf. 1Cor; Hb) qui est invité à offrir un sacrifice agréable et pur (cf. Rm 12,1-3). Au peuple sont distribués les dons spirituels qui visent le bien commun et l’édification de la communauté chrétienne. (cf. 1Cor 12; 14,4-5.12; Rm 12,4-8).

En vue de cette construction de la communauté, diverses fonctions sont énumérées dans le Nouveau Testament, habituellement désignées comme ministères, ou services: les Douze, les apôtres, les presbytères, les diacres, les prophètes, entre autres (cf. 1Cor 12,27-30; Phi 1,1; Rm 12,6-8; Eph 4,11). Les Saints Pères font savoir que ces fonctions ne sont pas des titres honorables, mais des services prestés à la communauté ecclésiale.

On ne peut perdre de vue que l’Eglise tout entière, comme peuple saint et élu est participante et coresponsable. Tous sont responsables dans l’Eglise, selon leur fonction spécifique.

C’est dans la lettre de St Clément de Rome aux Corinthiens qu’apparaît pour la première fois le terme laïc (laikos) pour désigner les fidèles, ou peuple bien qu’il ne deviendra commun seulement un siècle après avec Clément d’Alexandrie et Tertullien.

St Clément mentionne que «chacun de nous, frères, à son niveau plaise à Dieu, en vivant dans une conscience droite, avec toute la dignité, en ne transgressant  pas la règle de son métier » (nº 41, 1-p.47).

St. Clément nous présente une compréhension de laïcs, de telle manière qu’on peut dire que, tous les baptisés sont indistinctement appelés à la responsabilité d’être Église et exprimer, dans son existence, une dimension de service, chacun en gardant le plan que lui fut réservé par la volonté de Dieu. Tous et chacun sont appelés à donner une contribution unique et irremplaçable[2].

Le grand point de référence est la relation de tous avec le Christ, dans la rencontre spirituelle (expérience) et dans sa suite (mission). A partir d’ici jaillit la dignité et la coresponsabilité de tous et de chacun, selon sa fonction pour l’édification de l’Église (St Clément de Rome).

À partir du IVème siècle et durant quelques siècles, les laïcs passaient à être plus assistants dans l’Église que participants, il y a déjà une surévaluation du clerc, des ordres et un vide des ministères laïques[3]. La conscience de la vocation et de la fonction des laïcs dans l’Église sera récupérée définitivement par le Concile Œcuménique Vatican II.

 

2. Le mot laïc au temps du P. Dehon

Au temps du P. Dehon, ayant comme toile de fond la Révolution Française avec tout ce que signifie pour les relations Église et État Français, le vocable laïc avait un sens négatif et était synonyme de anti-religieux et anticlérical. Dans ce sens-là, on parlait des écoles laïques, les écoles où ne s’enseignait pas la religion où se faisaient des critiques acerbes contre la religion. Le P. Dehon se référait à cette réalité dans ses discours à la fin de l’année scolaire au Collège St Jean, à St Quinte. En ce même XIXème siècle, le mot laïc a commencé à avoir autre signification – plus positive, pour notre contexte – comme synonyme de « non prêtre », de chrétien non ordonné, ni membre d’Ordres et de Congrégations religieuses, quelqu’un qui annonce et confirme la foi.

À partir de 1870, le P. Dehon emploie le mot laïc, en l’associant à l’apostolat laïque, en citant après la lettre de St Paul aux Philippiens (1, 3-7), dans laquelle l’apôtre remercie la communauté de Philippe pour sa coopération dans la diffusion, la défense et la confirmation de l’Évangile. Ainsi, à ce temps-là en France, le mot laïc passait pour être employé dans le sens de coopérateur et collaborateur pastoral.

Dans son œuvre, Dans nos Congrès (Nos Congrès), de 1897, le P. Dehon explique les raisons du laïcat dans l’Église:

« l’apostolat laïque s’est surtout développé dans ce siècle. Il y a moins des clercs. La Providence nous donne le concours des apôtres laïques. L’apostolat laïque n’est pas autre chose sinon l’épanouissement de la charité chrétienne. Le Saint-Père aime cette action commune du laïc et du prêtre » [4].

Selon le P. Dehon, combien plus de personnes laïques travaillent dans l’apostolat, tant plus nous aurons des familles vraiment chrétiennes[5].

 

3. Les premiers laïcs dans la paroisse de St Quentin

Quand le P. Dehon a commencé son travail pastoral dans la paroisse de Saint Quentin, en novembre 1871, il a rencontré un groupe de laïcs vicentins (de St Vincent de Paul)[6].

Mr Julien, administrateur d’une pension, était un homme, vif, généreux. Durant toute sa vie, il fut un ardent serviteur des pauvres.

Mr Guillaume, conservateur des hypothèques, était d’Auxerre. Homme modeste, calme et simple, il a reçu une bonne éducation. Il se dédiait toujours aux œuvres, le faisant bien avec intelligence et sans bruit[7].

Mr Black, fabricant de ciment, également était un type fort et original. D’origine modeste, il était un catholique intègre. Il a laissé gravé sur la porte de sa maison : « mon Dieu, mon roi, mon droit ».

Mr Vilfort, ouvrier serrurier, ancien élève de l’école de Chalons, était Frère Recteur de Tiers Ordre. Il se préoccupait trop des œuvres, au point de négliger un peu son propre travail et sa famille.

Mr Jules Lehoult, industriel, de famille traditionnelle de Saint Quentin, conservera quelque chose de «ton arrogant des grands patrons », mais il avait une foi vive et fréquentait l’Église, sans préjugés.

Mr Basquin, fabricant de broderies, un nouveau riche, avait bonne volonté, avec grandes capacités, mais est mort précocement, ne pouvant pas ainsi exercer son apostolat.

Mr Charles Lecot était l’ami du P. Matthieu et pilier des œuvres du P. Dehon.

Il y avait aussi Mr Alfred Santerne, commerçant, Mr Filachet, compteur, Mr André, employé de Banque de France[8].

Ceux-ci furent les premiers laïcs que le P. Dehon a rencontrés dans la paroisse de Saint Quentin et qui ont collaboré avec lui. Avec le temps, le P. Dehon a commencé à connaître d’autres personnes, comme Mr Pluzsanski, la famille Arrachart, entre autres qui l’ont aussi  aidé dans ses œuvres.

Le P. Dehon savait apprécier, estimer, écouter et tenir compte des laïcs. Il ne les traitait pas avec arrogance. Beaucoup parmi eux ont été devenus ses véritables amis. Aux Congrès de Liesse, Saint Quentin et Soissons, le P. Dehon était accompagné de quelques-uns de ses laïcs, qui d’ailleurs participaient activement dans ces rencontres. 

Il considérait l'apostolat comme quelque chose propre du laïque, mais, pour lui, la première obligation du laïc est sa propre famille. Il ne devait pas la négliger.

Ainsi, les laïcs ont trouvé en P. Dehon l’homme sûr pour appliquer toute leur force avec enthousiasme dans l’apostolat.

 

4. Laïcs dehoniens au temps du P. Dehon

Il y eut toujours une préoccupation du P. Dehon à associer les laïcs à son projet pour leur donner une opportunité de participer à la spiritualité de son Institut[9]. Dans ce sens, l’Association Réparatrice a commencé en même temps que la Congrégation, en 1878, incluant associés et agrégés. Dès le début de la Congrégation le P. Dehon parle toujours en présence des prêtres diocésains et des laïcs associés  de se consacrer plus aux activités (œuvres de charité et entreprises).

Déjà les agrégés se rassemblaient pour la prière et le sacrifice. Dans les rituels liturgiques d’agrégation, les agrégés reçoivent une croix, semblable à celle des religieux, parée d’un cœur. Il y avait un acte de consécration. Plus tard, après, on en ajoute un deuxième: un pour les fêtes et autre pour tous les jours. Tous utilisaient les scapulaires et une médaille de Cœur de Jésus[10] .

La première personne qui apparaît dans les documents de nos Archives comme « agrégé » de notre Institut est Mr Lecot, qui appartenait également à la Conférence de Saint Vincent de Paul, de la basilique de Saint Quentin. Dans ses mémoires (Notes sur l’Histoire de ma Vie), le P. Dehon dit que Mr Lecot a acheté pour son Institut un jardin contigu à la Maison Mère[11] le 11 avril 1880, un vendredi saint. Comme agrégé, il avait pris le nom de Joseph d’Arimathée. Nous trouvons dans la liste des premiers agrégés, entre autres aussi, Mr Vilfort,  membre de la Conférence de Saint Vincent de Paul, de la basilique de Saint Quentin[12]. Parmi les dames, en plus de la mère du P. Dehon, laquelle appuyait avec force les œuvres de son fils, figuraient aussi quelques-unes de ses parentes, comme sa tante et marraine de baptême, Mme Juliette Vandelet, épouse de Félix Penant et également mère d’un prêtre. Le P. Dehon dit qu’elle était très pieuse et de grande initiative[13]. Il y avait encore Mme Herr, mère de nos futurs prêtres, Ernest et Léon Herr, ainsi Mme Lécot et Mme Demont-Buffy.

Le P. Dehon appréciait beaucoup le dynamisme pastoral de tous ces laïcs et laïques. Il ajoute que ces personnes ont vu leur offrande acceptée par des croix que  la Providence leur faisait porter.[14].

 

5. Laïcs Dehoniens aujourd’hui

Le Concile Œcuménique Vatican II présente trois éléments dans la définition de laïcs: le laïc est, d’abord,  un chrétien, un baptisé, incorporé en Christ, dans l’Église, participant actif à la mission; le laïc se distingue des clercs et des religieux, parce qu’il n’assume pas le sacrement de l’ordre, ni l’état de la vie religieuse; le laïc est quelqu’un qui, engagé dans le monde et dans la réalité séculaire, cherche à tout ordonner en vue du Règne de Dieu (LG 31a). 

Selon le document Laïcs Dehoniens une proposition de vie, [15] homme ou femme, il est d’abord ce membre de l’Église qui, fidèle au Christ, s’engage dans la construction du Règne de Dieu au milieu des réalités temporelles; celui qui, après avoir pris conscience de sa vocation baptismale et de sa mission laïque, les vit fortifié par l’expérience de foi du P. Léon Dehon, comme réponse de vocation personnelle; c’est celui qui reconnaît en P. Dehon et dans son charisme, approuvé par l’Église, la référence de sa propre vie spirituelle, s’approche du Christ dans le mystère de son Cœur ouvert et solidaire, et uni à son oblation réparatrice[16].

Ainsi, le Laïc Dehonien, animé par l’Esprit, vit pleinement inséré dans le monde, sent avec l’Église et partage sa passion pour l’Évangile et pour le monde, comme prophète de l’amour et d’espérance chrétienne (ChL, n° 14).

Les laïcs dehoniens sont des personnes chrétiennes qui, en lisant l’Écriture Sacrée, vivent dans l’Église la foi, s’inspirant du charisme dehonien et cherchent à pratiquer, chaque jour, soit dans la famille, soit au travail, soit dans les autres types de groupes ecclésiaux et sociaux, toute cette richesse spirituelle qui s’inspire du charisme reçu par le P. Dehon, pour l’édification et pour l’enrichissement de l’Église (cf. CST 1).

Chacun est chargé d’une tâche et de responsabilité par volonté de Dieu, pour l’harmonie dans l’Église et pour la collaboration dans la construction de la société, de manière que personne ne soit tenu exclu du service qu’il peut rendre à tous.

Que l’oblation divine du Verbe incarné – Voici je viens, ô Dieu, pour faire ta volonté - (Heb 10, 5-10), que l’oblation humaine de Marie – Voici la servante du Seigneur  (Lc 1,38) laquelle a fait du Christ le cœur du monde, nous rende chaque fois plus humains, chrétiens, et dehoniens, par notre oblation à Dieu et aux frères.

P. Adérito Gomes Barbosa, scj  

 



[1] Isabelle Thomas-Fogiel, The call in the thought of Lévinas, Marion and ChrétienAisthesis – Rivista Online di Estetica , 2/2011

[2] Lettre de St Clément Romain aux Corinthiens. (1984). Petrópolis: Vozes.

[3] Le terme laïc, dans les langues latines,  prête à  diverses interprétations.  Dans le contexte ecclésial,  il peut référer à qui n’a pas reçu le sacrement de l’ordre et  qui n’appartient à aucun Ordre ou aucune Congrégation Religieuse. De l’autre côté, dans le contexte politico-civil, le vocable sert pour dire que l’État est séparé des Églises et des religions. Dans ce sens, un laïc est quelqu’un qui professe la séparation entre État et religion. Les personnes se qualifiant de ce vocable assument, parfois, des attitudes offensives par rapport aux religions et surtout aux Églises chrétiennes.

[4] Œuvres Sociales II, p.370.

[5] Dans ce sens il existe les homélies de P. Dehon aux familles lors des mariages, qui sont d’excellentes propositions de valeurs pour les laïcs de vivre leur foi chrétienne (Cf. 1er Cahier Sermons 1869-1871, 18-19; 49-51).

[6] Egídio Driedonkx . Les premiers laïcs avec lesquels le P. Dehon a travaillé.  Dehoniana 2000/2, 63-74.

[7] Le P. Dehon les cite dans son journal quotidien Notes sur l’Histoire de ma Vie ” (NHV, 5,  IX, 90-92), édition  française  de Centre d’Études , Rome, 1979.

[8] Egídio Driedonkx. Alfredo Santerre. Un précurseur des laïcs dehoniens.  Studia Dehoniana, 1993, n.35, p. 169-188,  NHV, 7,  XIII, 90-91.

[9]Umberto Chiarello. Association Réparatrice. Une histoire, une spiritualité. Dehoniana, 2000/2, 75-84.

[10]Egídio Driedonkx. Histoire de l’Association Réparatrice durant la vie du Père,  Dehoniana, 2001/1, 53-62.

[11] Cf. NHV. 7, XIV, 191.

[12] Cf. NHV. 7, XIV, 221-222.

[13] Cf. NHV. I, 4r – 4v.

[14] Cf. NHV. 7, XIV, 222.

[15] Lettre circulaire du Gouvernement Général à la Famille Dehonienne ; Prot. N. 263/ 2001, texte n. 2, 20 décembre 2001. 

[16] Umberto Chiarello. Un profil du laïc dehonien. Dehoniana, 2000/2, 85-92.

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