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Fête de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus

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Fête de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus

 

 

 

 

 

Souvent dans ses Ecrits, le Père Dehon revient sur "la petite sainte". Ainsi pendant la première guerre mondiale, en juillet 1916, il écrit dans ses Notes Quotiennes :

 

Nuits agitées. À minuit des avions viennent jeter quelques obus sur la ville et surtout sur la gare. Des projectiles allemands les poursuivent. On se croirait dans une ville assiégée... Plusieurs maisons sont endommagées. Il faut prier et nous tenir prêts à paraître devant Dieu.

 

Confiance

Avec la Sœur Thérèse de l’Enfant Jésus, je veux m’élever à Dieu par la confiance et l’amour. Quand même j’aurais sur la conscience tous les crimes qui se peuvent commettre, je ne perdrais rien de ma confiance; j’irais, le cœur brisé de repentir, me jeter dans les bras de mon Sauveur. Je sais qu’il chérit l’enfant prodigue, j’ai entendu ses paroles à sainte Madeleine, à la femme adultère, à la samaritaine... Non, personne ne pourrait m’effrayer ; car je sais à quoi m’en tenir sur sa miséricorde et son amour. Je sais que toute cette multitude d’offenses s’abîmerait en un clin d’œil, comme une goutte d’eau jetée dans un brasier ardent.

Je veux mourir dans ces dispositions de confiance et d’amour envers le Sacré Cœur de Jésus. 

 

 

Et encore en avril 1925, le Père Dehon note :

 

(…) Sœur Thérèse de l’Enfant Jésus (…) ne s’offre pas en victime de justice, elle s’offre en victime ou en holocauste à l’amour miséricordieux de Jésus. C’est l’abandon à la volonté de Jésus dans l’esprit d’amour et d’immolation. Il plaira peut-être à Jésus de demander à cette âme quelques souffrances réparatrices, elle est toute prête à porter la croix par amour pour Jésus et pour les âmes. Et l’amour lui-même a ses souffrances. L’âme aimante souffre de ses imperfections, elle souffre de voir Jésus peu aimé et souvent offensé. Son amour va croissant jusqu’au martyre d’amour.

Notre esprit propre est la « Vie d’amour et d’immolation » (Constitutions, chapitre II). L’immolation d’amour y domine, avec quelque part de l’immolation réparatrice. Nous sommes nés de l’esprit de Marguerite-Marie en nous rapprochant de celui de Sœur Thérèse. Suivons l’attrait que la grâce nous inspire.

 

Voici l’offrande de Sœur Thérèse, qui a été indulgenciée par l’Église:

« Ô mon Dieu, Trinité bienheureuse, afin de vivre dans un acte de parfait amour, je m’offre comme victime d’holocauste à votre Amour miséricordieux, vous suppliant de me consumer sans cesse, laissant déborder en mon âme les flots de tendresse infinie qui sont renfermés en vous, et qu’ainsi je devienne martyre de votre Amour, ô mon Dieu! Que ce martyre, après m’avoir préparée à paraître devant vous, me fasse enfin mourir et que mon âme s’élance sans retard dans l’éternel embrassement de votre miséricordieux Amour... Je veux, ô mon Bien-aimé, à chaque battement de mon cœur, vous renouveler cette offrande un nombre infini de fois, jusqu’à ce que les ombres s’étant évanouies, je puisse vous redire mon amour dans un face à face éternel» (300 jours d’indulgence chaque fois – indulgence plénaire chaque mois – 31 juillet 1923).

 

Avec Sœur Thérèse nous nous abandonnons entièrement à la volonté divine : Nos facultatesque nostras beneplacito divino dedicamus et consecramus (Constitutions, n° 9). Avec elle et Marguerite-Marie nous offrons à Dieu nos prières, nos travaux et nos peines en union avec le Sacré Cœur de Jésus, en esprit de louange, d’amour, d’holocauste et de réparation (Constitutions, n° 10).