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Deuxième Partie des Lineamenta - Synode des Evêques

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Deuxième Partie des Lineamenta - Synode des Evêques

II FOI, DISCERNEMENT, VOCATION

À travers le parcours de ce Synode, l’Église veut réaffirmer son désir de rencontrer, d’accompagner, de se préoccuper de chaque jeune, sans en exclure aucun. Nous ne pouvons ni ne voulons les abandonner aux solitudes et aux exclusions auxquelles le monde les expose. Que leur vie soit une bonne expérience, qu’ils ne s’égarent pas sur des routes de violence ou de mort, que la déception ne les emprisonne pas dans l’aliénation : tout cela ne peut pas ne pas tenir à cœur à ceux qui ont été engendrés à la vie et à la foi et qui savent qu’ils ont reçu un grand don.

C’est en vertu de ce don que nous savons que venir au monde signifie rencontrer la promesse d’une vie bonne et qu’être écouté et protégé constitue l’expérience originelle qui inscrit en chacun la confiance de ne pas être abandonné au manque de sens et aux ténèbres de la mort, ainsi que l’espérance de pouvoir exprimer son originalité dans un parcours vers une vie en plénitude.

La sagesse de l’Église orientale nous aide à découvrir comment cette confiance est enracinée dans l’expérience des “ trois naissances ” : la naissance naturelle, comme femme ou comme homme dans un monde capable d’accueillir et de soutenir la vie ; la naissance du baptême « quand l’on devient fils de Dieu par la grâce » ; puis une troisième naissance, quand advient le passage  « du mode de vie corporel au mode de vie spirituel », qui ouvre à l’exercice mûr de la liberté (cf. Discours de Philoxène de Mabboug, évêque syrien du Vème siècle, n° 9).

Offrir à d’autres le don que nous-mêmes avons reçu signifie les accompagner au long d’un parcours, en étant proches d’eux pour affronter leurs fragilités et les difficultés de la vie, mais surtout en soutenant les libertés qui sont encore en train de se constituer. En raison de cela, l’Église, à partir de ses Pasteurs, est appelée à se mettre en discussion et à redécouvrir sa vocation à veiller sur les autres, dans le style que le Pape François a rappelé au début de son pontificat : « Le fait de prendre soin, de garder, demande bonté, demande d’être vécu avec tendresse. Dans les Évangiles, saint Joseph apparaît comme un homme fort, courageux, travailleur, mais dans son âme émerge une grande tendresse, qui n’est pas la vertu du faible, mais au contraire, dénote une force d’âme et une capacité d’attention, de compassion, de vraie ouverture à l’autre, d’amour» (Homélie pour le début du ministère pétrinien, 19 mars 2013).

Dans cette perspective, nous allons maintenant présenter quelques réflexions en vue d’un accompagnement des jeunes à partir de la foi, à l’écoute de la tradition de l’Église, en ayant clairement pour objectif de les soutenir dans leur discernement vocationnel pour assumer les choix fondamentaux de la vie, à partir de la conscience du caractère irréversible de certains d’entre eux.

1. Foi et vocation

La foi, en tant que participation à la façon de voir de Jésus (cf. Lumen fidei, 18), est la source du discernement des vocations, car elle fournit ses contenus fondamentaux, sa structuration spécifique, son style singulier et sa pédagogie propre. Accueillir avec joie et disponibilité ce don de la grâce exige de le rendre fécond à travers des choix de vie concrets et cohérents.

« Ce n’est pas vous qui m’avez choisi ; mais c’est moi qui vous ai choisis pour que vous alliez et portiez du fruit et que votre fruit demeure, afin que tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donne. Ce que je vous commande, c’est de vous aimer les uns les autres » (Jn 15, 16-17). Si la vocation à la joie de l’amour est l’appel fondamental que Dieu place dans le cœur de chaque jeune pour que son existence puisse porter du fruit, la foi est à la fois don d’en haut et réponse à se sentir choisi et aimé.

La foi « n’est pas un refuge pour ceux qui sont sans courage, mais un épanouissement de la vie. Elle fait découvrir un grand appel, la vocation à l’amour, et assure que cet amour est fiable, qu’il vaut la peine de se livrer à lui, parce que son fondement se trouve dans la fidélité de Dieu, plus forte que notre fragilité » (Lumen fidei, 53). Cette foi « devient lumière pour éclairer tous les rapports sociaux », en contribuant à « construire la fraternité universelle » entre les hommes et les femmes de tout temps (ibid., 54).

La Bible présente de nombreux récits de vocation et de réponse de jeunes. À la lumière de la foi, ils prennent progressivement conscience du projet d’amour passionné que Dieu a pour chacun. Telle est l’intention de toute action de Dieu, depuis la création du monde comme lieu “ bon ”, capable d’accueillir la vie et offert en don comme une trame de relations auxquelles se fier.

Croire signifie se mettre à l’écoute de l’Esprit et en dialogue avec la Parole qui est chemin, vérité et vie (cf. Jn 14, 6) avec toute son intelligence et son affectivité, apprendre à lui faire confiance “ en l’incarnant ” dans le concret du quotidien, dans les moments où la croix se fait proche et dans ceux où l’on expérimente la joie devant les signes de résurrection, tout comme l’a fait le “ disciple bien-aimé ”. C’est le défi qui interpelle la communauté chrétienne et chaque croyant.

L’espace de ce dialogue, c’est la conscience. Comme l’enseigne le Concile Vatican II, elle « est le centre le plus secret de l’homme, le sanctuaire où il est seul avec Dieu et où sa voix se fait entendre » (Gaudium et spes, 16). La conscience est donc un espace inviolable où se manifeste l’invitation à accueillir une promesse. Discerner la voix de l’Esprit au milieu des autres appels et décider quelle réponse donner est un devoir qui échoit à chaque personne : les autres peuvent l’accompagner et la confirmer, mais jamais la remplacer.

La vie et l’histoire nous enseignent que, pour l’être humain, il n’est pas toujours facile de reconnaître la forme concrète de la joie à laquelle Dieu l’appelle et vers laquelle tend son désir, encore moins de nos jours, dans ce contexte de changement et d’incertitude diffuse. D’autres fois, la personne doit compter avec les découragements ou avec la force d’autres attachements, qui la retiennent dans sa course vers la plénitude: c’est l’expérience de beaucoup, par exemple de ce jeune homme qui avait trop de richesses pour être libre d’accueillir l’appel de Jésus ; c’est pourquoi il repartit, triste, au lieu d’être comblé de joie (cf. Mc 10, 17-22). La liberté humaine, bien qu’ayant besoin d’être toujours purifiée et libérée, ne perd cependant jamais complètement la capacité radicale de reconnaître le bien et de l’accomplir : « Les êtres humains, capables de se dégrader à l’extrême, peuvent aussi se surmonter, opter de nouveau pour le bien et se régénérer, au-delà de tous les conditionnements mentaux et sociaux qu’on leur impose » (Laudato Si’, 205).

2. Le don du discernement

Prendre des décisions et orienter ses actions dans des situations d’incertitude, face à des élans intérieurs contrastés : voilà le cadre de l’exercice du discernement. Il s’agit d’un terme classique de la tradition de l’Église, qui s’applique à une pluralité de situations. Il existe, en effet, un discernement des signes des temps, qui vise à reconnaître la présence et l’action de l’Esprit dans l’histoire ; un discernement moral, qui distingue ce  qui est bien de ce qui est mal ; un discernement spirituel, qui propose de reconnaître la tentation pour la repousser et continuer d’avancer sur la voie de la vie en plénitude. Les enchevêtrements de ces diverses acceptions sont évidents et ne peuvent jamais être totalement distincts.

En ayant bien présent cela à l’esprit, nous pouvons nous concentrer ici sur le discernement de la vocation, c’est-à-dire sur le processus grâce auquel la personne arrive à effectuer, en dialoguant avec le Seigneur et en écoutant la voix de l’Esprit, les choix fondamentaux, à partir du choix de son état de vie. Si l’interrogation sur la façon de ne pas gaspiller les occasions de réalisation de soi concerne tous les hommes et toutes les femmes, pour le croyant la question se fait encore plus intense et plus profonde. Comment vivre la bonne nouvelle de l’Évangile et répondre à l’appel que le Seigneur adresse à tous ceux dont il va à la rencontre : à travers le mariage, le ministère ordonné, la vie consacrée ? Et quel est le domaine où il peut faire fructifier ses talents : la vie professionnelle, le volontariat, le service des plus petits, l’engagement politique ?

L’Esprit parle et agit à travers les événements de la vie de chacun, mais les événements par eux-mêmes sont muets ou ambigus, dans la mesure où on peut leur donner des interprétations diverses. Éclairer leur signification en vue d’une décision requiert un itinéraire de discernement. Les trois verbes qui le décrivent dans Evangelii gaudium, 51 – reconnaître, interpréter et choisir – peuvent nous aider à définir un itinéraire adapté tant aux individus qu’aux groupes et communautés, en sachant que, dans la pratique, les frontières entre les diverses phases ne sont jamais aussi nettes.

Reconnaître

La reconnaissance concerne avant tout les effets que les événements de ma vie, les personnes que je rencontre, les paroles que j’écoute ou que je lis produisent sur mon intériorité : une variété de « désirs, sentiments, émotions » (Amoris laetitia, 143) de style très divers : tristesse, confusion, plénitude, peur, joie, paix, sentiment de vide, tendresse, colère, espérance, tiédeur, etc. Je me sens attiré ou poussé dans plusieurs directions, sans qu’aucune ne m’apparaisse comme étant clairement celle que je dois prendre ; c’est le moment des hauts et des bas et, dans certains cas, d’une véritable lutte intérieure. Reconnaître exige que l’on fasse affleurer toute cette richesse émotive et que l’on nomme les passions qui nous habitent sans les juger. Cela exige aussi de saisir le “ goût ” qu’elles laissent, c’est-à-dire l’harmonie ou le malaise entre ce que j’expérimente et ce qu’il y a de plus profond en moi.

Dans cette phase, la Parole de Dieu revêt une grande importance : la méditer met en effet les passions en mouvement comme toutes les expériences de contact avec sa propre intériorité mais, en même temps, elle offre la possibilité de les faire apparaître en se projetant dans les événements qu’elle raconte. La phase de la reconnaissance met au centre la capacité d’écoute et l’affectivité de la personne, sans se détourner –par crainte– de la fatigue du silence. Il s’agit d’un passage fondamental dans le parcours de maturation personnelle, en particulier pour les jeunes qui ressentent avec davantage d’intensité la force des désirs et peuvent aussi être effrayés, renonçant ainsi à franchir de grands pas bien qu’ils s’y sentent poussés.

Interpréter

Il ne suffit pas de reconnaître ce que l’on a éprouvé : il faut “ l’interpréter ”, ou, en d’autres termes, comprendre à quoi l’Esprit appelle à travers ce qu’il suscite en chacun. Très souvent, on s’en tient au récit d’une expérience, en soulignant que “ cela m’a beaucoup frappé ”. Il est plus difficile de saisir l’origine et le sens des désirs et des émotions éprouvés et d’évaluer s’ils nous orientent vers une direction constructive ou si, au contraire, ils nous portent à nous replier sur nous-mêmes.

Cette phase d’interprétation est très délicate ; elle requiert de la patience, de la vigilance et même un certain apprentissage. Il faut être capables de se rendre compte des effets des conditionnements sociaux et psychologiques. Cela exige de recourir aussi à ses facultés intellectuelles, sans toutefois tomber dans le risque de bâtir des théories sur ce qui serait bien ou beau de faire : dans le discernement aussi « la réalité est supérieure à l’idée » (Evangelii gaudium, 231). En interprétant, on ne peut pas non plus négliger de se confronter à la réalité et de prendre en considération les possibilités qui s’offrent à nous de façon réaliste.

Pour interpréter les désirs et les mouvements intérieurs, il est nécessaire de se confronter honnêtement, à la lumière de la Parole de Dieu, également aux exigences morales de la vie chrétienne, toujours en cherchant à les replacer dans la situation concrète que nous vivons. Cet effort pousse celui qui l’accomplit à ne pas se contenter de la logique légaliste du minimum indispensable, pour chercher, en revanche, la façon de mettre en valeur au mieux ses dons et ses possibilités : voilà pourquoi cela apparaît comme une proposition attrayante et stimulante pour les jeunes.

Ce travail d’interprétation se déroule au sein d’un dialogue avec le Seigneur, en activant toutes les capacités de la personne ; l’aide d’une personne experte dans l’écoute de l’Esprit est toutefois un soutien précieux que l’Église offre et auquel il est peu prudent de ne pas recourir.

Choisir

Après avoir reconnu et interprété le monde des désirs et des passions, l’acte de décider devient l’exercice d’une liberté humaine authentique et d’une responsabilité personnelle, toujours naturellement situées et donc limitées. Le choix se soustrait donc à la force aveugle des pulsions, à laquelle un certain relativisme contemporain finit par assigner un rôle de critère ultime, emprisonnant la personne dans l’inconstance. En même temps, on se libère de la suggestion d’éléments externes à la personne et donc hétéronomes, tout en requérant ainsi une cohérence de vie.

Pendant longtemps, dans l’histoire, les décisions fondamentales de la vie n’ont pas été prises par les directs  intéressés; dans certaines parties du monde, il en est encore ainsi, comme nous l’avons indiqué dans le chapitre I. Favoriser des choix libres et responsables, en se dépouillant de toute complicité coupable liée à des héritages d’autres temps, demeure l’objectif d’une pastorale des vocations sérieuse. Le discernement en est l’instrument roi, qui permet de sauvegarder l’espace inviolable de la conscience, sans prétendre se substituer à elle (cf. Amoris laetitia, 37).

La décision exige d’être mise à l’épreuve des faits en vue de sa confirmation. Le choix ne peut pas rester emprisonné dans une intériorité qui risque de demeurer virtuelle ou velléitaire – il s’agit d’un danger accentué dans la culture contemporaine –, mais il est appelé à se traduire en action, à prendre chair, à donner le départ d’un parcours, en acceptant le risque de se confronter à la réalité qui avait provoqué désirs et émotions. D’autres naîtront durant cette phase : les reconnaître et les interpréter permettra de confirmer la justesse de la décision prise ou conseillera de la réviser. Voilà pourquoi il est important de “ sortir ”, notamment de la peur de se tromper qui, comme nous l’avons vu, peut devenir paralysante.

3. Parcours de vocation et mission

 Le discernement vocationnel ne se réalise pas en un acte ponctuel, même si, dans le récit de chaque vocation, il est possible de repérer des moments ou des rencontres décisives. Comme toutes les choses importantes de la vie, le discernement d’une vocation est un processus long, qui se déroule dans le temps, durant lequel il faut continuer à veiller sur les indications par lesquelles le Seigneur précise et spécifie cette vocation, qui est absolument personnelle et unique. Le Seigneur a demandé à Abraham et à Sarah de partir, mais c’est seulement en un cheminement progressif et non dépourvu de faux pas que le mystérieux « pays que je t’indiquerai » (Gn 12, 1), annoncé au début, deviendra plus clair. Marie elle-même devient progressivement plus consciente de sa vocation grâce à la méditation des paroles qu’elle écoute et des événements qui se produisent, même ceux qu’elle ne comprend pas (cf. Lc 2, 50-51).

Le temps est fondamental pour vérifier l’orientation effective de la décision prise. Comme l’enseigne chaque page du texte biblique, il n’existe pas de vocation qui ne soit pas ordonnée à une mission accueillie avec crainte ou avec enthousiasme.

Accueillir la mission implique la disponibilité de risquer sa vie et de parcourir le chemin de la croix, sur les pas de Jésus qui, avec détermination, se mit en chemin vers Jérusalem (cf. Lc 9, 51) pour offrir sa vie pour l’humanité. Ce n’est que si la personne renonce à occuper le centre de la scène avec ses propres besoins que peut s’ouvrir un espace pour accueillir le projet de Dieu à la vie familiale, au ministère ordonné ou à la vie consacrée, ainsi que pour accomplir avec rigueur son métier et rechercher sincèrement le bien commun. En particulier dans les endroits où la culture est plus profondément marquée par l’individualisme, il faut vérifier dans quelle mesure les choix sont dictés par la recherche d’une autoréalisation narcissique et dans quelle mesure, au contraire, ils incluent la disponibilité à vivre l’existence dans la logique du don généreux de soi. C’est pourquoi le contact avec la pauvreté, la vulnérabilité et le besoin revêt une grande importance dans les parcours du discernement d’une vocation. En ce qui concerne les futurs pasteurs, il est surtout opportun d’examiner et d’encourager la croissance de la disponibilité à se laisser imprégner par l’“ odeur des brebis ”.

4. L’accompagnement

À la base du discernement, nous pouvons percevoir trois convictions, bien enracinées dans l’expérience de tout être humain relue à la lumière de la foi et de la tradition chrétienne. La première, c’est que l’Esprit de Dieu agit dans le cœur de chaque homme et de chaque femme à travers des sentiments et des désirs qui se relient à des idées, des images et des projets. En écoutant attentivement, l’être humain a la possibilité d’interpréter ces signaux. La deuxième conviction, c’est que le cœur humain, par voie de sa fragilité et du péché, se présente d’ordinaire divisé en raison de sollicitations diverses et, parfois même, opposées. La troisième conviction, c’est que, quoi qu’il en soit, le parcours de la vie impose de décider, car on ne peut pas rester indéfiniment dans l’indétermination. Mais il faut se doter des instruments pour reconnaître l’appel du Seigneur à la joie de l’amour et choisir d’y donner une réponse.

Parmi ces instruments, la tradition spirituelle met en évidence l’importance de l’accompagnement personnel. Pour accompagner une autre personne, il ne suffit pas d’étudier la théorie du discernement ; il faut faire sienne l’expérience d’interpréter les mouvements du cœur pour y reconnaître l’action de l’Esprit, dont la voix sait parler à la singularité de chacun. L’accompagnement personnel exige d’affiner continuellement sa sensibilité à la voix de l’Esprit et conduit à découvrir dans les particularités personnelles une ressource et une richesse.

Il s’agit de favoriser la relation entre la personne et le Seigneur, en collaborant ensemble pour éliminer ce qui peut l’entraver. C’est ici que réside la différence entre l’accompagnement au discernement et le soutien psychologique qui, lorsqu’il est ouvert à la transcendance, se révèle souvent aussi d’une importance fondamentale. Le psychologue soutient une personne dans les difficultés et l’aide à prendre conscience de ses fragilités et de ses potentialités ; le guide spirituel renvoie la personne au Seigneur et prépare le terrain à la rencontre avec Lui (cf. Jn 3, 29-30).

Les passages évangéliques qui racontent la rencontre de Jésus avec les personnes de son époque mettent en lumière certains éléments qui nous aident à tracer le profil idéal de celui qui accompagne un jeune dans son discernement vocationnel : le regard aimant (la vocation des premiers disciples, cf. Jn 1, 35-51) ; la parole qualifiée (l’enseignement dans la synagogue de Capharnaüm, cf. Lc 4, 32) ; la capacité de “ se faire le prochain ” (la parabole du bon Samaritain, cf. Lc 10, 25-37) ; le choix de “cheminer avec” (les disciples d’Emmaüs, cf. Lc 24, 13-35) ; le témoignage d’authenticité, sans peur de s’élever contre les préjugés les plus répandus (le lavement des pieds lors de la dernière Cène, cf. Jn 13, 1-20).

 Dans cet effort d’accompagnement des jeunes générations, l’Église accueille l’appel à collaborer à la joie des jeunes plutôt que de tenter de s’emparer de leur foi (cf. 2 Co 1, 24).  Ce service s’enracine en dernier ressort dans la prière et dans la demande du don de l’Esprit qui guide et éclaire tous et chacun.

cf. www. vatican.va

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